Harry Potter et le mystère de la Chouette Effraie

 

Chapitre 39 : A l’infirmerie

 

            Quand Harry se réveilla, il aperçut, de manière un peu flou le plafond blanc et plus que familier de l’infirmerie de Poudlard. Entendant des murmures, à l’autre bout de la pièce, Harry tendit l’oreille.

 

            “-...Ca fait plus d’une semaine qu’il est dans cet état ! Vous êtes sûr que... !

 

             - Pompom ! Laissez lui le temps de se remettre ! Je ne comprends même pas comme il a fait pour supporter le sortilège. Normalement, l’Avada Kedavra tue ! Il n’est pas étonnant que Harry soit dans cet état !

 

             - Pourtant, on pourrai presque croire qu’il est mort !

 

             - Même Voldemort en était persuadé !”

 

            Le silence retomba. Harry, essaya de s’éclaircir les idées et attrapa ses lunettes sur la table de chevet.

 

            “Professeur Dumbledore ! s’écria soudain la voix d’Hermione, faisant sursauter Harry. Il s’est réveillé !”

 

            Ayant remis ses lunettes, Harry aperçut Hermione et Ron, assis près du lit, l’air soulagé. Derrière eux, Madame Pomfresh se précipitait à son bureau, sûrement pour y prendre un quelconque médicament. Dumbledore, jusqu’à là debout près de la fenêtre, rejoignit Ron et Hermione auprès de Harry.

 

            “- Professeur, qu’est-ce qui...?

 

             - Plus tard, Harry ! le coupa Dumbledore. Tu as vécu une dure épreuve, il faut que tu te reposes !

 

             - Mais... ! commença Harry en essayant de s’asseoir, mais la fatigue et un violent mal de tête le fit abandonner cette idée.

 

             - Harry, ne t’agite pas trop ou Madame Pomfresh va nous mettre dehors !

 

             - Harry, tu nous a fait une de ces peurs ! murmura Hermione. On commençais à croire que...!

 

             - Hermione ! l’interrompit Ron, un peu pâle mais affichant un grand sourire. Ce n’est pas le bon moment pour lui dire ça !”

 

            La porte s’ouvrit doucement. Tout le monde se retourna vers l’arrivante.

 

            “- Minerva ! lui lança Dumbledore. Vous arrivez bien, Harry vient de revenir à lui !

 

             - C’est vrai ? Comment-va-t-il ?

 

             - Il a l’air encore un peu groggy, mais il est bien vivant ! la rassura Dumbledore.

 

             - Dumbledore, Cornélius Fudge est au château et voudrait vous voir !

 

             - Dites lui de m’attendre à mon bureau, je viendrait le voir d’ici quelques minutes !

 

             - Il dit que c’est urgent, et qu’il est pressé ! insista McGonagall.

 

             - Bon, j’arrive ! Vous deux, n’embêtez pas trop Harry ! Il a besoin de calme et de repos ! Et, si vous ne voulez pas vous faire jeter de l’infirmerie, restez tranquille ! insista Dumbledore en se levant. Repose toi, Harry ! Je viendrai te voir plus tard, d’accord ?” ajouta-t-il avant de quitter la pièce, McGonagall à sa suite.

 

            Le silence tomba dans la pièce.

 

            “- Alors, qu’est-ce qui s’est passé, dans la Forêt Interdite ?

 

             - Euh...Harry ! Dumbledore ne veut pas qu’on te raconte ça, maintenant ! commença Hermione.

 

             - D’accord ! Mais qu’est-ce que vous avez fait, après mon départ ?

 

             - Ben, au début, on t’a attendu, comme tu nous l’avais dit. Mais on ne te voyais pas revenir, alors on a commencé à s’inquiéter ! expliqua Ron. On a sérieusement commencé à se poser des questions quand Hedwige, on ne sait pourquoi, est partit comme une flèche, comme si elle savait qu’il se passait quelque chose ! Là, Hermione a eu l’idée d’envoyer Coq à Dumbledore. McGonagall, accompagnant Hagrid, nous a retrouvée, un peu avant l’aube. Mais, de retour à Poudlard, quand McGonagall s’est aperçue que personne ne savait où tu étais, elle a organisé des recherches dans la Forêt Interdite. Moins d’une heure après, Dumbledore te ramenait enfin, inconscient. Ca fait huit jours que tu es là ! Tout le monde croyait que tu...! Enfin, tu es vivant, c’est ce qui compte… ! C’est tout ce qu’on sais !

 

             - Et Hedwige ? s’inquiéta Harry.

 

             - Elle est revenue un peu après toi, avec la chouette effraie ! le rassura Ron.

 

             - Mes frères, Angélina, Katie et Alicia n’arrête pas de se faire un sang d’encre ! ajouta Ron. Ils ont déjà perdu leur Gardien, Laurent a mystérieusement disparu, et ils n’ont pas envie, non plus de perdre leur Capitaine et Attrapeur, avant la Finale du siècle. Tu crois que tu sera en état de jouer pour le match ?

 

             - Ron ! s’indigna Hermione. Comment peux-tu penser au Quidditch en un pareil moment ? Alors que Harry a faillit se faire tuer, tout ce que tu pense toi, c’est le faire jouer ! Après tout, ce n’est qu’un championnat, c’est pour le plaisir, rien d’autre !

 

             - En tout cas ! intervint Madame Pomfresh en sortant de son bureau. Il sera hors de question qu’il joue, s’il ne se repose pas ! Allez, dehors tous les deux ! Vous pourrez revenir voir Harry demain !

 

             - A demain Harry ! lancèrent Ron et Hermione, en se levant.

 

             - Madame Pomfresh, vous pensez vraiment que je pourrai participer à la finale ? demanda Harry, lorsque ses deux amis furent sortis.

 

             - Si tu te repose, peut-être ! Allez, mange ça, ça ne te fera que du bien ! ajouta l’infirmière en lui donnant un gros morceau de chocolat. Vraiment, tu es un abonné à l’infirmerie, toi. Depuis que tu es au château, tu y viens chaque année ! Assez parlé, essaye de dormir un peu, maintenant !”

 

            Sur ses mots, Madame Pomfresh retourna à son bureau, laissant Harry seul dans la pièce. Celui-ci resta un moment, plongé dans ses pensées, fixant le plafond. Il avait beau se creuser la tête, il n’arrivait pas à rappeler de tout ce qui s’était passé dans la forêt. Il se rappelait juste de Voldemort, l’effraie et... son père. Rien de plus

 

            Avait-il rêvé tout ça ? Comment se faisait-il que son père soit là, bien vivant ? Avait-il échappé à Voldemort ? Toutes ses questions préoccupaient Harry qui, épuisé, finit par s’endormir.

 

            Harry passa ainsi quatre jours à l’infirmerie, sous les bons soins de Madame Pomfresh. Ses coéquipiers furent autorisés à venir le voir, cinq minutes, le deuxième jour. Les autres Gryffondor, ainsi que les Poufsouffle et Serdaigle, lui apportèrent bon nombre de bonbons et friandises ( Dragées surprises de Bertie Crochue, Patacitrouilles, Ballongomme du Bullard, Fondants du chaudrons et même des Nids de cafards). Ron et Hermione, eux, venaient le voir tous les jours, souvent accompagnés d’un gros chien noir et hirsute, qui n’était autre que Sirius, sous sa forme de chien.

 

 

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